Armand Tatossian, Diplômé de l'Académie Royale du Canada, dans laquelle il fut le plus jeune membre à jamais avoir été accepté, en 1973. Le tableau intitulé " Montebello, Québec ", rayonne de ses couleurs ombragées, témoin d'un passé, raisonnant de lumière dans la scène. Paysage et architecture, Tatossian complète c'est effet en utilisant une pâte épaisse et de son coup de pinceau ou de spatule vigoureux en fait ressortir toute la lumière et l'ombre. Tout est animé par une fragmentation visuelle et physique de la surface. Tatossian nous transporte comme dans un monde prophétique qu'il créera plus tard. Il nous représente le chemin à suivre par son travail. Tout dans son travail est basé sur la composition et le dessin. Les arbres encadrent la vue, distante mais dans la distance, le ciel ajoute une sensation d'ouverture infinie sur l'espace. Le medium, il nous semble que Tatossian a sa façon de manié la peinture impétueusement il cré un effet en utilisant facétieusement le vocabulaire postimpressionnisme de Van Gogh, mais il transporte ce langage une étape plus loin dans son travail, les coups de pinceau sont plus gros, apparemment plus spontané.Tatossian croit en la couleur comme élément émotionnel, l'instrument de la pensée, pratiquement indépendante de forme ou de composition, comme Van Gogh, il accepte la nature artificielle de l'image; il est engagé à sa façon de la transmettre. Le tableau, comme porte-parole de l'accomplissement artistique et instrument de communication. L'une des oeuvre de New York, est un travail environnementale de huit pièces : New York, Taxis, commencent par des taxis complètement arrêtés, et se terminent dans un tourbillon, de mouvement et de lumière.

Qui est Armand Tatossian? Né en 1948. À Alexandrie en Égypte. Il est artiste depuis 1965, Professeur d'Art au Collège Loyola de Montréal, et l'Université Concordia, il s'est engagé systématiquement à peindre ce qu'il voit, surtout Montréal. Il est un artiste qui peint la vie, il n'a pas besoin d'aller très loin de son studio de Montréal, pour trouver ses sujets. Le tout Montréal lui donne pleine satisfaction. Je vais n'importe où, ou l'on retrouve de la verdure, me dit-il :" Je ne vais pas loin. Je transporte à la maison mes tableaux humides dans ma camionnette"

Quand j'ai rencontré Tatossian, il essayait de m'expliquer son art, en parlant d'une voix douce avec un accent léger, d'Arménie. Il me rappelle un des caractères du film "LE SEIGNEUR DES ANNEAUX", une personne douce et affectueuse. Comme peintre il se surprend lui-même par ses ressources et son talent. "Vous naissez avec une technique et elle se développe avec le temps", dit-il. " Dessiné est très important, je dessine tout le temps avec mes pinceaux".

La première chose que vous rencontrez, face aux travaux de Tatossian, est la couleur. Il est un des rares artistes, don la palette n'inclue pas le noir. Le résultat dans son travail est un éclat permanent, une clarté, la joie de vivre de la scène devant lui. Le travail de Tatossian, n'est pas vraiment de reproduire formellement un paysage, mais de nous présenter sa façon de le percevoir. Il est poète de la terre face à lui-même. Examinons ses dessins des tas de dessin, les boîtes ouvertes de pastels, les centaines de brosses entreposées dans de vieilles boîtes, la peinture incrusté au chevalet et sur le meuble de rangement, un peintre qui se soucie de son matériel de travail, son art est un monde intérieur de sensations qui tourne d'exubérance à exubérance.

Je n'ai pas rencontré récemment de peintre aussi concerné par leurs instruments de travail, ou la préparation de la toile, d'artiste qui commence leurs travaux par un dessin au charbon de bois où d'utiliser la couleur terre de siennes pures directement sur la surface de la toile.

C'était la façon de faire des artistes du dix-neuvième siècle, un monde ou Tatossian est relié à travers sa famille, une longue ligné d'artistes, du temps de son grand-père, de qui il a été prénommé, qui était peintre et conservateur du Musée d'Alexandrie d'Égypte, du frère de son grand-père, le peintre paysagiste Arménien, Yeghiche Tatossian qui a voyagé à Paris et est devenu un peintre Postimpressionnisme, pour revenir en Arménie et rapporter a la maison ce style. De son père, Charles Tatossian qui est encore peintre au Canada. Tatossian a été introduit aux études de l'art à l'âge de six ou sept par son grand-père, qui l'amenais à la plage avec un bloc à dessiner, lentement aidé par cet homme compréhensif, le garçon a commencé à dessiner.

Les premiers professeurs de Tatossian au Canada, croyaient aussi a la force du dessin pour développer un talent. Il a étudié en premier avec le Sculpteur Serbe José Majzner, ensuite avec le portraitiste respecté et muraliste, Adam Sherriff-Scott. Tatossian l'a rencontré d'une façon étrange.

Ayant gagné le premier prix à l'exposition de tableau du Club des Arts de Montréal, il a adoré un portrait par Sherriff-Scott, exposer a cette même exposition, donc indirectement il venait de le choisir comme professeur, quand il a rencontré Sherriff-Scott pour la première fois, le travail de ce dernier était très en demande, il lui dit qu'il avait besoin d'un assistant. Le vieil homme voulait un artiste qui l'aiderait a restauré les murales qu'il avait peintes à une période antérieure, et dit à Tatossian, "je ne pourrai pas vous payer. Je vous apprendrai.

Tatossian admire encore aujourd'hui Sherriff-Scott, et se souvient de lui avec affection. Après sa formation, en 1969, il a partagé le studio de Sherriff-Scott comme son assistant. Il se rappelle l'atmosphère amicale de cette époque, le maître, Sherriff-Scott qui habitait à Montréal décidait d'aller peindre avec Tatossian."Vous conduisez", lui dit-il, et ils arrêtaient prendre Goodridge Roberts sur leur chemin. Dans leurs voisinages d'autres artistes y habitaient, tels que Stanley Cosgrove et Jack Beder. A. Y. Jackson et sa nièce Naomi Jackson Groves, ils venaient souvent nous visiter dit Tatossian. Il se souvient de Stanley Borenstein, le peintre expressionniste passionnant qui avait été aussi l'élèves dans les dernières classes de Sherriff-Scott. "Il était de beaucoup en avance sur son temps " se rappelle " Tatossian.

Sherriff-Scott avait étudié à l'école d'art d'Édimbourg de 1904 à 1906, " né a Perth, en Écosse", il était très strict avec Tatossian, en le faisant étudier John Ruskin, Les Éléments du dessin, un texte classique, et il insistait beaucoup sur la qualité du dessin, rien de négliger disait il. Sherriff-Scott possédait et admirait un croquis rapide par Marc Aurèle de Foy Suzor-Coté, le peintre Impressionniste Canadien.

Il montra comme exemple à Tatossian les quelque dessin qu'il possédait. Fait en premier un croquis rapide, aux crayons ou aux charbons de bois dit Sherriff-Scott. Après fait plus de détail aux pastels. Sherriff-Scott croyait qu'un artiste peut être un bon artisan en étudiant les petit détails individuelle et en utilisant les bonne couleur, il faut créé une atmosphère. Il lui explique comment les couleurs réagissent dans une chambre noire, et aussi la nature des couleurs elles-mêmes, de violet à rouge. Il ne croyait pas qu'un artiste devrait utiliser le noir, il ne croyait pas qu'il y avait une telle chose, comme le noir dans la nature au Canada, il y a toujours une lumière même dans le noir, dit-il, "et ne jamais utiliser de blanc absolument pur." Le blanc peut-être utiliser comme effet de transparence, vous pouvez prendre votre blanc comme glacier et lui donner un petit aspect vitreux, ou mélanger avec de la couleurs, sienne brûlé et obtenir un ton de crème exquis." Sherriff-Scott était un artiste de grand talent qui croyait que c'était mieux d'utiliser plutôt un ton, qu'une couleur. Il était une source de connaissance intarissable. Peindre c'est dessiner avec de la couleur ajoutée t'il " La beauté est ce que l'oeil voit avec la plus grande facilité."

Le but fondamental de peindre est de transporter le plaisir, d'élever l'esprit du spectateur, recevoir en soit l'image même de la sensibilité, de ressentir la beauté, l'humeur qu'il transporte en lui, " dans son propre travail, Sherriff-Scott, a exposé un grande gamme du paysages aux marines, intérieurs, fleurs, natures mortes et murales. Armand, était l'instrument dont Sherriff-Scott avait besoin. Il avait peint de tels travaux dans les années 1920s. Maintenant à l'aube de ses 80 ans il avait besoin d'un assistant pour les restaurer. Tatossian était cet homme.

En 1970, Tatossian décide de partir à Paris pour étudier. Là il a rencontré le peintre et lithographe Français, (Jean) CARZOU (originairement Karning Zumulian et son oncle). CARZOU l'e présenta au peintre naïf Bernard Buffet. À Paris, Tatossian rencontra le peintre Jansem (Jani Semerdjian). Tatossian ne demeura pas très longtemps a l'Académie des Beaux-Arts de Paris. Il partit, pour Bergamo en Italie, apprendre des techniques murales à l'Académie Carrarra. Là bas il réapprend les bases essentielles de l'art, ces mêmes bases qui lui servent encore aujourd'hui.

Tatossian a étudié le monde de l'art à l'étranger, mais il pense que l'art est personnel, en réponse à la question, comment appelles-tu ton travail, "moi-même", dit-il. Il se rappelle au moment ou il travaillait le pastel, (assez hermétiquement et académiquement) quand il a voyagé à l'île de Rhodes en Grèce en 1973.

Cette belle île dans le Dodecanese est un paradis de l'est de la méditerranée, par son climat balsamique. Un de ses enchantements est la lumière forte qui joue sur les maisons blanches et fait des contrastes rigides de lumière et d'ombre. Tatossian se souvient du voyage comme une clef a son développement, c'était sévère et les couleurs brillantent. Il se rappelle voire un "bleu clair". Il pensait qu'il hallucinait. "C'est kitchy", c'est t'il dit, " je veux le peindre."

Les tableaux qu'il a peints, lors de ce voyage, l'ont aidé dans son travail. Il a peint l'acropoles, les coins de rue avec fleurs avec des couleurs de jaune, crème et bleu, une église blanche, un escalier a la lumière du jour, un village blanc sur blanc. La couleur d'une telle lumière, forte et ça façon de briller sourdement.
À son retour à Montréal, il continua l'évolution de son oeuvre. Il réalisa que la lumière au Canada est souvent plus émoussée, il pouvait maintenant voir le même contraste brillant, qu'il avait vu en Grèce, même dans des endroits familiers, comme Montebello au Québec, où il a peint le tableau qui lui a valu son Diplôme de l'Académie Royale du Canada. Le voyage en Grèce, lui apporta un changement dans son travail, une décision plus ferme d'explorer la couleur, même au point de manier la forme abstraitement. " Je prends un paysage et le change a ma façon, dit Tatossian. C'était après ce voyage et bien dans sa peau, qu'il est allé peindre avec un peintre abstrait, le plus célèbre au Canada, Jean-Paul Riopelle. Riopelle lui a acheté deux de ses oeuvres, et lui dit " Enlevez ces arbres et vous avez un bon Riopelle.

Le travail de Tatossian, aujourd'hui reflète le choix qu'il a fait en 1973, pour négocier ce tournant avec la nature et d'utiliser plus de couleur, ce n'est pas difficile de voir ce qu'il recherche. Ce n'est pas l'oeuvre d'art qui importe, mais le chemin, il enregistre la lumière qui affecte la couleur. Le spectateur devient participant dans la scène, ses nuages pelucheux et un jour splendide, ou des toits émoussés dans la ville. Il aime toujours peindre en utilisant des point de vues exceptionnelles, de fenêtres au-dessus de la ville, ou dans le port, l'important est de crée un chemin dans la composition qui l'intéresse; ils aident, a indiqué la profondeur de la scène devant lui.

Quelques-uns des tableaux de Tatossian sont construit pour représenter la distance, par exemple un abstrait pour L'artiste reflète la réalité, en regardant un tableau il vous est facile d'en voir immédiatement la réalité; il l'aide à explorer couleur et lumière. Il représente la scène comme si vous pouviez comprendre immédiatement ce qu'il dit, cette nature vie, elle nous rafraîchit, Riopelle a déjà dit à Tatossian, Toutes les fois que je suis déprimé, je vais à Giverny." Giverny, la maison de Monet, l'endroit ou est situe son célèbre jardin, c'est une place tranquille pleine de fleurs et de pensée heureuse. Tatossian nous dit aussi qu'avec son travail tout ira bien. Si nous sommes déprimés, nous pouvons aller voir l'oeuvre de Tatossian, pour paraphraser Riopelle.

Le travail récent de Tatossian représente l'une des plus grandes villes de notre histoire : New York, il nous révèle une ville qui change continuellement. Sa passion est de faire vivre à travers ses tableaux les endroits exceptionnels devant lui, de Times Square à l'Empire State Building. Il observe les Taxis, le chemin qu'ils emprunte et l'interaction parmi les gens, par petit groupe dans Central Parc ou dans la Ville. Quand il peint les Tours Jumelles, de mémoire, il utilise la forme des Tours comme une ombre.

' VOUS SEREZ TOUJOURS DANS MA MEMOIRE", il intitule ce travail.

Quelques-uns de ses sujets sont en partie abstraits - il représente, Ground Zéro, par une abstraction, ou un arbre au centre de l'oeuvre pousse et grandit aux milieu de la poussière, il la titra,

"DE LA POUSSIÈRE À LA VIE."

 

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